Ces Français qui cartonnent en Corée du Sud

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Le potentiel de séduction de la Corée du Sud est un fait avéré : la réussite économique de ce pays au cours des 20 dernières années impressionne par son ampleur et sa rapidité. La priorité donnée aux technologies d’avenir l’a propulsé en quelques années au rang des pays les plus développés de la planète (son PIB la classe au 10e rang mondial en 2021). Rien d’étonnant donc à ce que les postulants au “rêve coréen” soient chaque jour plus nombreux.

Cependant, la Corée du Sud n’est pas réputée pour son ouverture. Elle est même classée dans les bons derniers de la liste des pays qui accueillent le mieux les étrangers. Et pourtant, quelques frenchies ont réussi à s’imposer dans ce monde apparemment fermé. Comment ont-ils fait pour s’installer et vivre en Corée ? Comment se sont-ils faits connaître ? Quelles sont les qualités nécessaires pour percer au pays du matin calme ?

Note de Myu-Ri : mise à jour de cet article écrit en 2014, l’un des premiers que j’ai rédigé pour le blog. Bien que 7 ans se soient écoulés depuis, cette liste des cinq personnalités françaises les plus connues en Corée reste encore et toujours d’actualité.

Qualité #1 : Avoir épousé un Coréen

Ida Daussy
Ida Daussy ©Eugene Daussy

Et accessoirement, l’avoir fait à une époque où non seulement le mariage interculturel relevait de la pure incongruité, mais où le nombre d’étrangers en Corée du Sud devait se compter sur les doigts d’une main, rendant l’exercice par nature hautement symbolique. C’est ce qui est arrivé à la jeune Ida Daussy (이다도시), étudiante fécampoise fraîchement débarquée à Busan au début des années 90. Après l’avoir rencontré sur les bancs d’une fac séoulite, elle épouse son Coréen de mari en 1993 et se fait connaître en participant à une émission de télévision portant sur la langue française.

Son mariage mixte, son drôle d’accent et son tic de langage, qui consiste à ponctuer toutes ses phrases d’un “Oh la la” bien de chez nous, l’ont rendu suffisamment populaire pour inciter la jeune femme à surfer sur la vague du “made in France” : talkshows, dramas et édition de livres ponctuent la carrière de cette Françoise Moréchand coréenne.

Le divorce d’Ida Daussy en 2009 a plongé la jeune femme dans une tempête médiatique. Malgré les coups durs, c’est peut-être ce qui lui a permis de s’affirmer en tant que femme et professionnelle. Devenue professeure à l’université féminine Sookmyung à Séoul, membre du conseil d’administration de la FKCCI, elle a publié “Corée à cœur” en 2019, un ouvrage à la fois personnel et sociologique sur la situation des femmes en Corée du Sud et les évolutions en cours dans ce pays.

Son compte Instagram : www.instagram.com/coree_a_coeur

Qualité #2 : Avoir un parent coréen

Julien Kang
Julien Kang ©DR

Et accessoirement, une carrure d’athlète. C’est le cas de Julien Kang (줄리엔강), petit frère de David Kang, sportif reconnu dans le monde du MMA (Mixed martial arts – ou combat libre). Né dans la lointaine Saint-Pierre et Miquelon d’une mère française interprète et d’un père coréen travaillant pour la marine marchande, Julien Kang grandit aux Canaries, avant de s’installer avec sa famille à Vancouver vers l’âge de 6 ans. Employé dans une société informatique, il décide de quitter le Canada et de tenter sa chance en Corée du Sud, d’abord comme mannequin puis comme acteur.

Il débute en 2008 dans un drama de la chaine SBS puis enchaîne les apparitions dans des séries télé. Il ne ménage pas ses efforts pour améliorer son coréen, ce qui lui ouvre les portes d’émissions de télé-réalité célèbres comme Running Man, We got married, ou plus récemment en 2020, Handsome Tigers. Il est apparu aussi dans des dramas coréens, comme Fight for my way en 2017.

Son fait d’armes ? Avoir été retrouvé le mois dernier errant en état d’ébriété et en sous-vêtements dans les rues de Gangnam. On n’aura jamais rien trouvé de mieux qu’un petit scandale pour faire parler de soi…

Aujourd’hui, il s’est spécialisé dans le monde du fitness et de l’haltérophilie, mais continuer à jouer en tant qu’acteur dans des films d’action.

Son compte Instagram : www.instagram.com/julienkang
Sa chaîne YouTube : www.youtube.com/channel/UCFyzGa2KYUAwwuJU-z0EjnA

Qualité #3 : Parler parfaitement anglais

Adrien Lee
Adrien Lee ©Arirang

Et accessoirement, avoir une petite sœur. Parce que sans les conseils avisés de sa cadette Olivia, le bel Adrien Lee, qui se destinait à une carrière d’ingénieur, ne serait pas devenu le présentateur vedette de Showbiz Korea, une émission sur les célébrités coréennes et l’industrie du divertissement proposée par la chaine anglophone Arirang.

Ce fils d’un sportif sud-coréen marié à l’universitaire Martine Prost est né à Séoul, mais a grandi à Paris. Il a peaufiné sa maîtrise de la langue anglaise pendant ses années universitaires, notamment en Suède où il a vécu quelque temps. En plus d’être présentateur télé, il a animé de longue années Catch the Wave, une émission de radio pour la même chaîne. C’est d’ailleurs dans ce programme qu’il accueillait chaque semaine Hyun-woo Seonsengnim, le célèbre professeur du non moins célèbre site d’apprentissage en ligne Talk to me in Korean.

Depuis 2015, avec son entreprise Global MC International Events basée à Portland, dans l’Oregon, il aide désormais les entreprises coréennes à se développer à l’international et à promouvoir leur marque lors de grands événements.

Son compte Instagram : www.instagram.com/adrienkorea/

Qualité #4 : Prendre un nom coréen

Fabien Yoon . Crédits photo : Kim sun joo / Korea.net

Et accessoirement, pratiquer le taekwondo. Comme Fabien Yoon (파비앙윤), de son vrai nom Fabien Yves Jérôme Corbineau. Ce fils d’un Français et d’une Vietnamienne a grandi en accompagnant sa mère sur les plateaux télé, où elle officiait en tant que scénariste. Un contrat dans une agence de mannequin parisienne, et hop, le voilà qui débarque en Asie à l’âge de vingt ans.

Après quelques mois passés à travailler entre la Corée du Sud et le Japon, il décide de s’installer définitivement à Séoul en 2008 et décroche un petit rôle en anglais dans un drama de la MBC. Il étudie avec ardeur la langue coréenne dans l’espoir d’obtenir de nouveaux rôles. Depuis, on l’a vu apparaître dans des séries à succès comme Lie to Me, The King 2 Heart ou Mister Sunshine en 2018. Animé d’une forte volonté, le jeune Fabien a réussi à se faire un nom dans le monde très fermé du show-biz.

Il a publié en 2016 un livre en français sur la gastronomie coréenne, mettant à profit son passage remarqué dans une émission de cuisine nationale. Fabien Yoon, le plus sérieux de nos compatriotes installé en Corée du Sud, a réussi en 2020 le plus haut niveau du test national de compétence en histoire coréenne. Un exploit ! Vous pouvez d’ailleurs profitez de ses connaissances et le rencontrer facilement : il est aussi guide-conférencier au Musée national d’histoire contemporaine coréenne à Séoul.

Son compte Instagram : www.instagram.com/frenchmonster7

Qualité #5 : Être considéré comme le “flower boy français”

Robin Deiana en 2014 ©Wikimedia Commons

Et accessoirement, être interviewé par Marie Claire dans son numéro de septembre 2014. Le b-boy Robin Deiana (로빈입니다) a en effet eu les honneurs de la presse française. Ce jeune danseur de breakdance est venu en Corée à l’occasion d’une tournée, mais il reconnaît qu’il était déjà grand amateur de ses émissions de divertissement et qu’il parlait un peu le coréen. Très vite repéré, il a participé à quelques programmes et a également tourné dans des publicités. Son niveau de langue s’est amélioré et sa carrière a décollé, surtout depuis qu’il a participé à un télé-crochet consacré au trot, la chanson populaire classique du début du 20e siècle, ainsi qu’à l’émission Non Summit, pendant plus d’un an.

De nos jours, Robin Deaiana continue sa carrière en tant que personnalité de la télévision sud-coréenne et mannequin.

Son compte Instagram : www.instagram.com/robindeiana


De ce top 5 des frenchies les plus célèbres de Corée du Sud, on notera qu’il veut mieux être un garçon pour réussir (la jeune chanteuse Olivia Rite, qui avait réussi à intégrer un groupe de Kpop en 2013, aura malheureusement vu l’expérience tourner court), si possible jeune et beau – au mieux eurasien, et que dans tous les cas, la connaissance de l’anglais et du coréen est indispensable. Le charme de nos compatriotes fait encore des merveilles. Mais plus que leur origine française, c’est plutôt leur aptitude à s’adapter à la société coréenne qui semble avoir joué en leur faveur.

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4 commentaires

  1. Bonjour j’aimerais savoir le pourcentage de coréen qui savent parler le français ?

  2. Bonjour,
    je suis en 5eme année d’architecture / ingénieur ( ESA & ESTP) à Paris
    et je cherche un stage dans un cabinet d’architecture ou urbanisme à Seoul pour 2 mois à partir de Janvier 2021
    Merci pour vos idées

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