De Busan à Gyeongju, il faut compter 50 minutes de bus pour la modique somme de 4 euros. Il ne faut pas se priver. Surtout quand on trouve un super hôtel à 25 euros la nuit! Ça m’a d’ailleurs décidé à rester trois nuits :-).

Gyeongju, c’est exactement ce qu’il me fallait. Une petite ville de province où l’on peut parcourir le centre ville à pied sans se fatiguer, et où le réseau de bus est suffisamment développé pour voir tout ce qu’il y a à voir en périphérie, sans se fatiguer là encore (bon, vous l’aurez compris, je suis un peu fatiguée).

Gyeongju, c’est la capitale du royaume de Silla. Je vous épargne (pour le moment) le cours d’histoire. Mais sachez que c’est un royaume incontournable puisqu’il a permis d’unifier la péninsule, et que sa culture raffinée est d’une impressionnante richesse. D’ailleurs cela me fait penser qu’il y aura bientôt un drama sur une institution éducative et militaire phare de Silla, le Hwarang-do (un code moral emprunt de philosophie confucianiste enseigné aux jeunes gens pour qu’ils allient beauté, intelligence et maîtrise des arts martiaux).

Gyeongju, c’est un cimetière à ciel ouvert puisqu’on trouve à chaque coin de rue (j’exagère à peine) des tumuli qui sont autant de tombes royales. Ils se répartissent dans plusieurs complexes, le premier que j’ai visité étant celui de Noseo-ri. Sur la tombe Bonghwangdae, la plus grande de toutes, on voit même des arbres qui ont trouvé là un lieu idéal pour croître en toute tranquillité. Impressionnant.

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Il suffit de traverser la rue pour atteindre le complexe Daereungwon, où les tombes sont plus photogéniques les unes que les autres et où l’on peut même entrer dans l’une d’elles, ce qui permet de prendre la mesure du phénomène.

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Des tombes de cette hauteur, recouvertes d’herbe, ça s’entretient. Et donc ça se tond. On n’y pense pas forcément tout de suite, mais à voir la technique utilisée, on se dit que c’est clairement une sacré gageure.

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Entre Daereungwon et l’observatoire de Cheomseongdae, j’ai rencontré un vieux monsieur qui m’a posé toutes sortes de questions (vous venez d’où, vous avez quel âge, êtes-vous mariée?) et au final j’ai eu droit à une demande en mariage en bonne et due forme. “Vous êtes belle, je veux vous épouser”. Ah, ah, qu’ils sont coquins ces Coréens 😉

Je me suis offert un déjeuner royal. Vous remarquerez qu’il n’y a personne. L’heure était certes tardive, mais la ville est vraiment calme, les touristes se comptent sur les doigts d’une main.

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J’étais fin prête pour attaquer la suite :-).

L’observatoire de Cheomseongdae servait à observer la voûte céleste. Bon, il faut encore que je comprenne comment, mais le fait qu’il soit debout malgré ses 1300 ans d’âge force mon respect.

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En quittant le parc, je tombe sur un espace où l’on passe sur grand écran un documentaire sur Silla et ses palais. C’est une reconstitution en 3D très bien faite, sous-titrée en anglais, qui dure 15 minutes. On comprend l’importance qu’avait Gyeongju à cette époque, c’est incroyable comme la ville était immense.

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Puis j’ai continué sur ma lancée, c’est-à-dire vers le sud-est, et je suis allée me réfugier (avec plaisir) au musée national de Gyeongju. En effet la pluie s’est mise à tomber, comme le bulletin météorologique du jour l’avait annoncé. Beau musée, magnifiques collections (je vous mets une infime sélection).

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Pour finir ma journée, je me suis rendue à l’étang Anapji, le nom que l’on donne aux vestiges du palais Donggung et son étang Wolji. Il est recommandé de visiter cet endroit à la nuit tombée, car les illuminations des pavillons rendent le lieu magique. L’un des trois est actuellement en rénovation, je n’ai donc pris en photo que les deux restants.

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Encore une journée bien remplie. Je vous retrouve demain!

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