L’été s’achève, il est temps que je me penche sur le bilan des dramas coréens du premier semestre 2019. Spoilers possibles, vous êtes prévenus ^^.

Mais d’abord, un petit récapitulatif de la fin 2018

J’ai fini l’année 2018 en visionnant trois dramas qui n’étaient pas encore terminés au moment où je rédigeais mon article : Clean with passion for nowEncounter (aka Boyfriend), et Memories of the Alhambra. Alors, qu’ai-je pensé de ces trois séries coréennes ?

Clean with passion for now

Si vous cherchez une comédie légère, Clean with passion for now remplit plutôt bien son rôle. J’ai beaucoup aimé l’acteur, Yun Gyun-Sang, alors que je n’aurais pas parié un centime sur lui pour ce rôle. Mais il est convaincant, et il a su donner à son personnage la bonne dose de comique qu’il fallait, sans lui faire perdre sa dignité. L’histoire est simple, puisqu’il s’agit de la rencontre entre deux personnes que tout oppose. La chimie étant ce qu’elle est, nos deux héros ne résistent pas à leur passion. Il faut dire qu’il n’y a pas beaucoup d’obstacles à leur amour non plus. Enfin, si, il y en a un de taille, et ce n’est pas la maladie du monsieur qui posera le plus de problème. Vers la fin, on passe de la comédie à un semblant de drame, l’histoire se veut plus sérieuse, et ce n’était pas forcément réussi. Mais, comme dans toute bonne comédie, de plates et sincères excuses, et tout est pardonné.

Encounter (aka Boyfriend)

Encounter, même si je ne pense pas avoir envie de le regarder à nouveau, ça a été mon petit bonbon à la menthe. Là encore, une histoire d’amour on ne peut plus simple : deux personnes, appartenant à deux mondes différents, se rencontrent lors d’un voyage à Cuba. Ils sont clairement faits l’un pour l’autre, et d’ailleurs, leur bonne étoile fait tout pour les mettre ensemble. Mais en Corée, même divorcée, si l’on fait partie des chaebol, les riches en somme, on ne peut pas sortir avec le premier venu, surtout s’il est plus jeune et sans argent… C’est un bon drama pour comprendre le poids des préjugés en Corée du Sud, et la pression qui s’exerce sur ceux qui ne respectent pas les convenances. Les deux acteurs ont été formidables de bout en bout, mais Park Bo-Gum a eu le don de m’horripiler à cause de son sourire “regarde-comme-mes-dents-sont-blanches”. Bon sang comme c’était agaçant !

Memories of the Alhambra

J’ai vraiment beaucoup aimé Memories of the Alhambra, autour d’un jeu vidéo qui se révèle être une machine à tuer. Un drama différent de ce que je regarde d’habitude, c’est rare que le héros passe son temps à bousiller tout ce qui bouge. Un personnage peu recommandable joué par le talentueux Hyeon Bin. J’ai bravement supporté Park Shin-Hye, parce qu’elle n’est pas pire actrice qu’une autre, mais je trouve inconcevable que le scénariste ait fait en sorter qu’elle passe son temps à pleurer (16 épisodes tout de même !). Son rôle était à la fois important et inconsistant. Quelle dommage de devoir jouer une potiche…

Les dramas du premier semestre 2019

Au premier semestre 2019, je n’ai visionné que sept dramas coréens, ce qui montre que mon addiction est en perte de vitesse. Enfin, en partie, car j’ai aussi regardé deux dramas chinois (les très bons Put your head on my shoulder et Le coup de foudre), et un drama japonais (le tout aussi bon Radiation House). Entre nous, si je me tourne vers les productions des autres pays, c’est que la Corée ne se renouvelle pas beaucoup et que je suis un peu lasse de ce qu’on nous propose.

The secret life of my secretary

J’adore Kim Yeong-gwang, je le trouve charmant. Je l’aime un peu moins depuis The secret life of my secretary. Non pas que le drama était nul (bon, on n’en était pas loin), mais comment a-t-il pu accepter un tel rôle de dadais ? Impossible de croire qu’il puisse être un jeune directeur dynamique et talentueux, alors qu’il passe son temps dans les jupons de sa secrétaire et, pire, de sa mère ? J’avais envie de légèreté, je me disais que ça allait être mignon comme tout cette histoire de mec atteint de prosopagnosie (plus besoin d’expliquer ce que c’est à des fans de k-dramas, vu la récurrence de cette maladie dans les séries coréennes, je crois que tout le monde sait de quoi je parle), qui tombe par mégarde amoureux de sa secrétaire qu’il croit être une autre.

Je ne m’attendais pas à un scénario aussi invraisemblable. J’ai regardé jusqu’au bout, cela dit, ça ne doit pas être aussi pire que dans mes souvenirs. En fait, j’ai réussi à accepter la niaiserie profonde du héros, mais j’ai eu un mal fou avec le deuxième couple. “Veronica Mars” était géniale, mais l’acteur en face d’elle ne savait pas jouer. Alors forcément, ça gâche tout…

The crowned clown

C’est terrible : au moment d’écrire ces quelques lignes, je réalise que je ne me souviens presque plus de ce drama. Comme j’ai vu le film (Masquerade) dont c’est l’adaptation, je connais l’histoire : un roi parano, persuadé qu’il va être assassiné, installe à sa place sur le trône un bouffon qui est son parfait sosie. Dans le drama, c’est Yeo Jin-Goo qui interprète ce double rôle. J’aime beaucoup cet acteur, que j’ai découvert dans Circle. Actuellement, il joue dans Hotel del Luna, et j’entends de féroces critiques, que je ne partage pas. Pour moi, il est très bon.

En revanche, c’est l’actrice Lee Se-Yeong qui a fait que je n’ai pas complètement accroché à The crowned clown. Elle m’a semblé manquer d’empathie, elle est presque toujours impassible. Je n’ai pas aimé sa réaction quand elle découvre le pot aux roses, même si je sais que c’est la faute au scénario, bien sûr. Bref, je ne sais pas, c’est un bon sageuk, que je recommande volontiers, mais je crois bien que je me suis ennuyée. Je n’arrive même pas à me souvenir de la fin. Ce n’est clairement pas la plus marquante des séries coréennes de l’année.

Romance is a bonus book

En Asie, les gens parlent très peu de leur vie privée. Je ne sais pas comment ils font. En France, on connaît tout de ses amis, les parents, les enfants, les amis des enfants, et même les collègues parfois. En Asie, il faut tirer les vers du nez à une personne pour qu’elle finisse par vous donner une information privée. Donc, rien d’étonnant à ce que notre couple de héros soit des amis d’enfance, et que personne, dans la maison d’édition où ils travaillent, n’en sache rien…

Évidemment, ce n’est pas le sujet de l’histoire, mais ça m’a marqué tellement c’est criant de vérité. Non, le vrai sujet, c’est la littérature. Lui est romancier et éditeur. Elle, est une ancienne star de la communication, qui a interrompu sa carrière pour se consacrer à son mari et son enfant. Fraîchement divorcée, elle accepte un job de factotum dans la boite de son ami d’enfance, qui l’aime en secret depuis toujours.

Ah oui, j’oubliais, le secret, c’est le deuxième sujet de cette jolie histoire. À mesure que la relation entre nos deux personnages s’épanouit, les secrets se désagrègent, lentement mais sûrement. Il y a un peu de mélancolie dans ce récit, mais aussi une certaine espérance dans la vie, dans ce qu’elle a de plus beau à offrir. Une belle histoire simple comme je les aime, que je vous invite à découvrir si ce n’est pas déjà fait.

Kingdom

Un sageuk avec des zombies ! C’est peu dire que je me suis régalée avec Kingdom, une série Netflix que je n’aurais jamais dû voir, car je n’ai pas Netflix à la maison ^^. Mais bon, quand on veut, on peut ! Et je n’ai pas regretté mes efforts pour voir cet excellent drama coréen, avec certains de mes acteurs fétiches. De plus, c’est sûrement l’effet “grosse production”, mais cette série a bénéficié d’une large promotion dans les journaux et sur le web, et tous ont parlé de “réussite”. On ne peut que s’en féliciter.

Moi, ce que j’ai aimé, c’est l’efficacité et le rythme du scénario, qui mêle intrigues politiques et secrets de famille au milieu de courses-poursuites haletantes (car oui, il faut bien échapper aux zombies). Il y a un fort potentiel tragi-comique dans Kingdom, et j’ai trop hâte de voir la saison 2 ! Bref, je ne vous en dis pas plus et je recommande absolument.

Her private life

Dites-donc, elle parle drôlement bien anglais, Park Min-Yeong ! Bien mieux que le héros, qui est censé être américain… Passé ce détail un peu ridicule, on se laissera aller à cette histoire douce-amère, d’un homme à la recherche de sa mère biologique coréenne à travers les tableaux qu’elle a peints autrefois. J’ai trouvé cela très émouvant, alors que je n’en attendais rien. Le personnage masculin est plutôt bien vu, authentique. De son côté, Park Min-Yeong a fait ce que l’on attendait d’elle : être belle, intelligente, gentille et douce. Et bien sûr, porter chaque jour de magnifiques tenues à plusieurs milliers d’euros, comme si une conservatrice de musée pouvait se le permettre… Ben voyons… Le jour où les séries cesseront d’être des pubs ambulantes, le monde du drama s’en portera sûrement mieux.

Sinon, si vous voulez mieux comprendre le fonctionnement des sociétés de fans en Corée du Sud, Her private life vous apportera quelques utiles éclaircissements. Mais le côté “groupie”, même s’il est très présent dans cette série, n’est là que pour alléger le propos. Parfois, c’est un peu “pédagogique”, avec une volonté affichée d’éduquer les jeunes à une “fan attitude” respectueuse. Mais ça ne va pas très loin, l’industrie du divertissement coréen ne peut pas se les mettre à dos… Dommage.

He is psychometric

Encore une série plutôt légère, sur un jeune doué d’une capacité extraordinaire : celle de lire dans les pensées des gens en les touchant. Tous les personnages principaux sont liés par un passé tragique, qui se dévoile au fur et à mesure de l’enquête policière. Je n’ai rien à redire, j’ai passé un bon moment. Du point de la vue narration, c’est plutôt solide. L’histoire est intéressante et bien ficelée. Les acteurs se débrouillent bien, chacun a une personnalité bien affirmée. Le héros n’est pas très futé, mais cela donne lieu à quelques scènes comiques. À voir, si vous aimez le genre.

Arthdal chronicles 1 et 2

Je suis de celles qui n’ont pas vu Game of thrones, et pourtant cette série me le rappelle furieusement. Le côté fantastique en moins, j’imagine (je le répéte, je n’ai pas vu GoT). Ici, nous sommes dans des temps très anciens, où coexistent deux espèces humaines (impossible de ne pas y voir la cohabitation entre Sapiens et Neandertal). La première (les gens de Arthdal) extermine la deuxième (les Neanthal). Mais deux enfants survivent : ce sont des Igutu, des sangs-mêlés.

La mythologie autour de Arthdal chronicles est loin d’être évidente. C’est la difficulté avec ces séries qui créent un univers bien particulier, avec des noms incompréhensibles, une foule de personnages qui fait qu’on est vite perdu, des notions de religion, d’alliances, de tribus… Du point de vue de l’imaginaire fictionnel, ce drama est très riche. L’intrigue est passionnante ausi, puisqu’elle repose sur les actions des humains et leur soif de pouvoir. Tout est jeu de dupes et de renversement de situations. Et moi, ce que j’aime dans les dramas, c’est avant tout cela : une réflexion autour de l’Homme, de ses doutes, de ses choix, de ses défauts et de son devenir. Vivement la 3e série, qui démarre le 7 septembre prochain !

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Et vous, quelles ont été vos dramas de ce début d’année ? Avez-vous eu des coups de cœur ? Des déceptions ? Partagez vos avis en commentaires, que l’on puisse s’échanger les bons plans :). A bientôt !

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