Poster pèle-mèle dramas 2017

Fin juin : il est temps de faire un petit bilan sur les dramas coréens que j’ai suivis dernièrement. J’ai commencé mon année k-dramas avec, entre autres, Goblin, Hwarang, Tomorrow with you et l’adorable Weighlifting Kim Bok-Ju. J’ai continué avec du lourd : Tunnel, Strong woman Do Bong Soon, Chicago Typewriter, Man to Man, Radiant Office. Et un petit extra : Individualist Ms. Ji Young.

Tunnel

Affiche drama Tunnel

Si vous avez vu Signal, vous ne pouvez pas passer à côté de Tunnel. Si vous n’avez pas vu Signal, vous DEVEZ le voir et ensuite regarder Tunnel ;-). Ces deux dramas se ressemblent beaucoup : une histoire de flics, de crimes non élucidés, de voyage dans le passé ou dans le futur (au choix), beaucoup de rythme, de l’action, des personnages attachants, des moments drôles et d’autres plus graves. Bref un excellent moment en perspective, pour qui aime le genre bien sûr. À la différence de Signal, qui jouait sur les nerfs du spectateur, l’écriture de Tunnel m’a semblé plus « facile » si je puis dire, dans la mesure où le suspense n’est pas distillé de la même manière. On sait très vite qui est qui. Au départ cela m’a un peu dérangé : quel intérêt de suivre une série policière qui en dévoile autant ? Mais en réalité le récit ne repose pas tant sur la découverte du criminel que sur les motivations du tueur et la psychologie des personnages. Pas étonnant que l’héroïne soit une professeure psychologue spécialiste des tueurs en série. Que son « intérêt romantique » soit un jeune flic torturé par la mort de sa mère, avide de mettre l’assassin derrière les barreaux. Que notre héros ait été transporté du passé dans le futur, perdant au passage tous ses repères. Les personnages sont loin de laisser indifférents. Ils sont même terriblement attachants, avec leurs fêlures et leur soif de vérité. Au point qu’il m’a été difficile des les quitter…

Strong Woman Do Bong-Soon

Affiche drama Strong Woman Do Bong-Soon

Plus craquant, tu meurs. Je ne sais pas qui, de Park Bo-Yeong ou de Park Hyeong-Shik, mérite la palme de la mignonitude, mais ces deux-là ensemble sont si charmants, si adorables, qu’on aurait aimé que la série ne finisse jamais. Bon, sincèrement, de l’histoire, je ne retiendrai que Bong-Bong et Min-Min. Parce que j’ai passé en mode « avance rapide » quasiment tout le reste. L’intrigue n’était pas inintéressante (un tueur en série sévit en ville, mais c’est sans compter sur un petit bout de femme à la force herculéenne). Mais passé les premiers épisodes de franche rigolade, le ressort comique a fini par se tarir à force de jouer toujours sur le même registre. Heureusement la fin a tout sauvé, et j’ai refermé le chapitre « Do Bong-Soon » avec un sourire jusqu’aux oreilles. Un sourire qui ne m’a pas quitté pendant plusieurs jours, et qui réapparait aussitôt dès que je pense à ces deux-là. Bong-Soon-aaa ! Min-Hyeok-aaa ! Revenez ! Vous me manquez trop !

Chicago Typewriter

Affiche drama Chicago Typewriter

On saute du coq à l’âne. Et on passe du comique au dramatique. Enfin, quand je dis dramatique, il faut relativiser bien sûr. Je n’ai pas passé mon temps à pleurer et à me morfondre. Mais l’histoire était plus sombre que ce que j’imaginais. Le pitch annonçait : un auteur à succès, une anti-fan et un fantôme. Comment dire ? Ce n’est pas faux… mais ça ne résume pas vraiment le propos. Il s’agit en fait d’un récit en deux temps, l’un dans le passé, l’autre dans le présent. Ça pourrait devenir lassant ces histoires qui jouent sur le temporel , mais j’ai trouvé le procédé original : nos héros ne sont pas transportés dans le passé, ils vivent bien dans le présent, mais ils sont en fait la réincarnation de personnages ayant vécu pendant la colonisation japonaise. Inconscients du drame qui s’est joué à cette époque, ils vont comprendre petit à petit qui ils sont et pourquoi leur destin semble si intimement lié. Grâce à une machine à écrire. Et à un fantôme qui veut savoir comment il est mort et pourquoi il continue à errer sur Terre. Donc chapeau à l’auteur pour avoir imaginé un tel scénario. C’était très prenant… au début. Car j’avoue, malgré la présence de Yu Ah-In, j’ai fini par me lasser. Et j’étais déçue de ne pas aimer plus, parce que Yu Ah-In est un acteur absolument exceptionnel et il a joué ses deux personnages à la perfection, et il est sublime et je l’adore. Mais j’aime les histoires légères. On ne se refait pas.

Man to Man

Affiche drama Man To Man

Une série d’espionnage doublée d’une belle bromance ? Adjugé, vendu. Ou presque. Une histoire sympathique où un agent secret se place comme garde du corps auprès d’une star du cinéma coréen pour mieux déjouer un complot politico-financier (auquel je n’ai strictement rien compris) et qui tombe amoureux de la jolie manager artistique de ce dernier. J’aime bien ces histoires où l’intrigue est joliment ficelée, avec des retournements de situation et de la traîtrise en veux-tu en voilà, mais tout ça sans se prendre la tête. C’est plaisant, je passe un bon moment. Par contre, quand le couple principal a l’air de tout sauf d’un couple, il y a comme un hic. Ça m’énerve même. Parce que ça casse toute l’ambiance. Kim Min-Jeong, je ne la connaissais pas, j’ai trouvé son phrasé très spécial. J’ai fini par m’y habituer, j’ai même pensé que ça faisait son charme. J’ai bien aimé son personnage, une jeune femme intelligente et loyale (c’est rare quand les rôles féminins ne sont pas caricaturés). Mais rien à faire, ce n’était pas la bonne paire. Heureusement que la complicité était plus évidente entre Park Hae-Jin et Park Seong-Ung. Ce n’était pas la bromance du siècle, et ce n’est clairement pas le drama du siècle, mais ça se laisse regarder sans déplaisir.

Radiant Office

affiche drama Radiant Office

Les séries sociétales qui plongent le spectateur dans les arcanes du monde du travail, c’est pas mon genre. Preuve en est que je n’ai toujours pas regardé Misaeng, le hit drama de 2015… Et sincèrement je n’avais pas prévu de regarder Radiant Office, car en plus l’histoire semblait dramatique : trois suicidaires se retrouvent à bosser dans la même boite. Oups. Mais c’était sans compter sur ma curiosité sans bornes, et puis il y avait Ha Seok-Jin… Le « serial kisser » de 1% of Anything. Je me suis laisser tenter et je me suis vite rendue compte que personne n’allait mourir. J’ai donc continué à regarder. C’était pas mal. Complètement caricatural mais il fallait s’y attendre : le but de ces dramas n’est-il pas de faire passer un message en lien avec une problématique de la société coréenne, quitte à forcer un peu (beaucoup) le trait ? Le problème est que dans le cas de Radiant Office, j’ai eu du mal à m’identifier aux personnages, notamment à l’héroïne. En revanche j’ai bien aimé l’évolution du personnage masculin principal, qui apprend au fil des épisodes à devenir un vrai bon manager, exigeant mais empathique et fier de son équipe. Le type parfait qui vous fait penser que votre propre chef est un bon à rien (ça peut être une cheffe, hein, faisons pas de jaloux). Bref, si vous aimez les fables moralisatrices, ces contes contemporains où les méchants sont toujours punis et les gentils récompensés, ce drama est fait pour vous. Dit comme ça, j’ai l’air d’avoir détesté, mais détrompez-vous, j’ai finalement plutôt apprécié. C’est bien toute l’ironie de la chose…

Individualist Ms. Ji Young

Affiche drama Individualist Ms. Ji-Young

Je ne sais absolument pas ce qui m’a donné envie de regarder ce mini-drama de deux épisodes. Je ne connaissais que l’acteur, pour l’avoir vu dans Drinking Solo. Je crois que j’ai aimé l’idée d’une série courte, et vu le pitch, je me suis demandé comment ils allaient s’y prendre pour faire évoluer l’héroïne en si peu de temps. Parce que, comme le titre le dit si bien, elle est très individualiste notre Ji Young. Elle refuse de s’attacher aux gens et de leur faire confiance. On se doute que ça cache une blessure profonde. Et quand elle rencontre un jeune homme qui ne peut pas vivre seul au point d’en être extrême, on imagine vite que ça va faire des étincelles. Au final, une courte mais très jolie histoire de deux personnes qui vont apprendre à changer au contact l’un de l’autre. Ou comment prendre le meilleur de ce qu’il y a chez l’autre, sans se renier pour autant soi-même. Du respect, de l’équilibre, beaucoup d’amour. Le secret d’une romance réussie :-).

Pour ne rien vous cacher, début mai, j’ai connu une baisse de régime. J’ai même pensé que j’allais arrêter de regarder des dramas. Tunnel était presque un sans faute, et je me suis franchement marrée avec Do Bong-Soon, mais on ne peut pas dire que le reste m’ait emballé. Et c’est chronophage les dramas… En plus, avec le temps, je deviens de plus en plus exigeante sur la qualité du scénario et sur le jeu des acteurs. Viendra un moment où je cesserai d’être addict… Mais les séries qui ont pris la relève estivale sont vraiment très prometteuses. J’ai un faible pour The Best Hit et Fight my way. Je regarde aussi Suspicious partner (je suis raide dingue de la nouvelle chanson de Nell) et je sens que Circle, que je viens de démarrer avec du retard, va beaucoup me plaire. Il devrait donc y avoir un nouveau bilan fin septembre ^^. A bientôt !

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