Comme je l’ai indiqué dans mon dernier bilan, j’ai tenté de soigner mon addiction aux séries coréennes et l’on peut dire que j’ai lamentablement échoué. Bon, j’en regarde quand même beaucoup moins dans l’ensemble. Et il me parait plus facile, désormais, d’abandonner une série en cours de route, sans éprouver ni remords, ni inquiétude. Je rate l’histoire du siècle ? Pas de problème ! Il y a des choses bien plus importantes dans la vie.

En revanche, là où j’ai réussi, c’est dans ma capacité à diversifier la provenance des dramas. J’ai retrouvé du plaisir à regarder des séries japonaises, comme BG: Personal Bodyguard, 99.9, Keiji Senmon Bengoshi II, Love Rerun. J’ai aussi visionné deux dramas taïwanais – Iron Ladies et Meet me @1006 – et je me suis réjouie de voir les séries made in Taïwan gagner en densité.

J’ai jeté un œil à Signal: Choki Mikaiketsu Jiken Sosahan, mais je n’ai pas pu me résoudre à regarder ce remake de l’une des mes séries coréennes préférées, Signal. De même, je n’ai pas du tout accroché à Rich man, remake du solide Rich man, poor woman japonais. J’aime la nouveauté, et je manque de temps pour regarder des choses que je connais déjà par ailleurs. Autres dramas coréens abandonnés : Grand Prince, malgré la présence de Yoon Shi-Yoon, About time, et My Ajosshi, encensé par la critique mais décidément trop sombre pour moi.

Cela étant dit, j’ai quand même regardé sept dramas coréens ce semestre : Radio romance, My husband Oh Jak Doo, Something in the rain, Switch : change the world, Suits, What’s wrong with Secretary Kim et le mini-drama You drive me crazy. Plus deux qui sont encore en cours de diffusion : Are you human too ? et le génial Life on Mars.

Alors verdict ?

Mes dramas coups de cœur

J’avoue que je m’interroge. Il s’avère que mes deux dramas préférés sont en fait des remakes de deux séries anglo-saxonnes : l’américaine Suits et la britannique Life on Mars. Je ne sais pas ce que je dois comprendre… Mais peut-être que je ne les apprécierais pas tant si j’avais vu les séries originales ? Certains blogueurs ont apprécié le Suits coréen, reconnaissant que le principal y était (après tout, ce n’est pas si facile de résumer en 16 épisodes un feuilleton qui en compte 124 à l’origine), tous ont adoré le jeu de Park Hyung-Sik, mais ont regretté les traits de caractère de certains personnages, comme Da-Ham (l’assistante de Choi Kang-Seok, alias Harvey Specter) ou encore Kang Ha-Yeon (alias Jessica Pearson). Je suis assez d’accord pour Ha-Yeon, que j’ai trouvé faible et influençable. Concernant Da-Ham, c’est plutôt la mauvaise prestation de l’actrice qui m’a gêné. Mais j’ai adoré les deux acteurs principaux, au point qu’il me serait impossible d’imaginer d’autres personnes jouer ces rôles. Park Hyung-Sik est à croquer : confondant de naturel, naïf et malicieux. Un régal. Et quel plaisir de revoir l’excellent Jang Dong-Gun, après toutes ces années ! La dernière fois, c’était pour A Gentleman’s Dignity, en 2012, un de mes tous premiers dramas. Quand à la B.O., elle est tout simplement parfaite, entre douces balades et titres funky. Ah, et si vous ne savez pas de quoi ça parle, en un mot : Go Yeon-U est un jeune surdoué à la mémoire exceptionnelle, qui n’a pu, pour diverses raisons, suivre une scolarité normale et obtenir sa licence de droit. Jusqu’au jour où il se fait recruter par Choi Kang-Seok, l’un des meilleurs avocats de la firme Kang&Ham. Ensemble, ils tentent de résoudre des affaires judiciaires complexes, sans rien révéler du secret qui les lie.

Life on Mars est encore en cours de diffusion au moment où j’écris (14 épisodes sur 16) et pourtant je sais déjà que c’est l’un des meilleurs dramas que j’ai vu jusqu’à présent. Je n’avais pas pensé à regarder, jusqu’à ce que j’en lise beaucoup, mais alors beaucoup, de bien. L’histoire ? Un inflexible et taciturne inspecteur de la police scientifique est confronté à un tueur en série particulièrement méticuleux. Les preuves sont là, mais entachées d’irrégularités. Quand le tueur s’en prend à son ex petite-amie, il se lance à sa poursuite, mais le combat le laisse quasiment pour mort. Il se réveille alors… en 1988 ! Et si c’était l’occasion pour lui de se confronter à son douloureux passé et réveiller des souvenirs bien enfouis au fond de sa mémoire ? Après tout, peut-être qu’il n’est pas là par hasard… Un détective et différents espaces-temps, ça vous rappelle Signal ou encore Tunnel ? Si vous avez aimé ces deux-là, vous allez aimer Life on Mars. Sombre et comique à la fois. Et avec une irrésistible bromance. Mais ce qui est vraiment très réussi, c’est le fait de ne pas savoir ce qui se passe vraiment : le héros est-il mort, dans le coma ? A-t-il vraiment voyagé dans le temps ? Tout comme lui, le spectateur est plongé dans un abîme de perplexité. Évidemment, je crains le pire (j’ai lu des spoilers de la version britannique), mais je croise quand même les doigts. De toute façon, quelle que soit la fin, ce drama aura réussi à me scotcher devant mon écran, et selon moi, ça n’a pas de prix !

Les autres dramas du premier semestre 2018 : un crû correct

Toutes les autres séries visionnées ont été plutôt bonnes dans l’ensemble. Je pensais vraiment que Something in the rain allait être un gros coup de cœur, parce que cela avait plutôt commencé comme cela. Le rythme très lent n’a jamais été un problème pour moi. Et franchement, vous avez pu résister au naturel de Jung Hae-In, vous ? Moi, non. Je ne rêve maintenant que d’une noona romance (soupir…)… Non, ce qui a fini par me gêner, c’est le caractère de l’héroïne. Je l’ai beaucoup aimé pendant les trois quarts de l’histoire, elle est sacrément créative quand elle se venge. J’aime bien aussi sa façon de se lancer dans cette aventure sentimentale, sans trop se poser de questions sur la différence sociale ou d’âge. Mais j’ai fini par la trouver complètement immature, incapable qu’elle est de s’opposer à sa mère ou pire, quand elle ment au héros et ne le traite pas d’égal à égal. Les deux derniers épisodes m’ont même fait beaucoup de peine. Je me suis dit qu’au fond, elle ne le méritait pas, son homme. Heureusement, ce n’est qu’une fiction. Évidemment plus réaliste que toutes les romances un peu idiotes dont les Coréens nous abreuvent (et dont je raffole). C’est juste que j’aime les personnages féminins solides et exemplaires. Et je n’ai pas trouvé mon compte dans cette histoire.

J’ai beaucoup aimé les deux épisodes de You drive me crazy. J’apprécie de voir des acteurs moins « formatés » physiquement, je peux me concentrer sur leur jeu et l’histoire. Celle-ci est très simple – deux amis qui deviennent amants – mais c’est justement cette simplicité qui me plaît. On n’est pas dans le commercial, et c’est très rafraîchissant…

Radio romance, My husband Oh Jak Doo, Switch : change the world m’ont fait passer un bon moment – chacun pour différentes raisons -, mais je n’ai pas pu m’empêcher de noter toutes les faiblesses de scénario ou les problèmes d’interprétation. Ce sont des séries qui me font continuer à regarder des dramas, mais c’est aussi à cause d’elles que je les aime de moins en moins. Elles sont sympa à regarder, mais on pourrait très bien s’en passer. Des trois, c’est quand même My husband Oh Jak Doo qui m’a le plus déçu. Je n’ai jamais ressenti la moindre alchimie entre le couple principal, je n’ai pas aimé l’héroïne, et le deuxième personnage masculin jouait si mal qu’il en était ridicule. J’ai vu bien pire, c’est sûr, mais j’ai surtout l’impression d’un immense gâchis : Kim Kang-Woo valait largement mieux que ça.

What’s wrong with Secretary Kim aussi m’a un peu déçu. Si vous avez lu mes précédents bilans, vous devez savoir que j’ai un faible pour le jeu d’acteur de Park Seo-Joon. Et bien, là, c’est un peu pareil : il a été parfait toute la première partie, dans son rôle comique de directeur narcissique. Et ce n’était pas facile, je pense, face à une Park Min-Young décevante (mais où est passé la formidable actrice de Healer ?). Ce n’est pas de sa faute si l’histoire manque de consistance, mais on a le sentiment qu’il a fini par laissé tomber, et qu’à la fin, il faisait le minimum syndical. En fait, c’est juste qu’il n’y a plus d’histoire, passé la révélation sur le passé traumatique des deux enfants. Alors, oui, c’est mignonnet, et je n’ai pas détesté, à part le manque de personnalité et le sourire bécasse de l’héroïne. Mais je ne le conseille qu’à celles et ceux qui auraient vraiment besoin d’une bonne dose de romantisme.

Plus intéressant est Are you human too ?, qui met en scène un robot humanoïde créé pour remplacer dans le cœur d’une mère esseulée le fils que son richissime beau-père lui a retiré à la mort de son mari. La mère en question, c’est LA scientifique du siècle, capable à elle seule de créer l’illusion parfaite d’un robot plus vrai que nature. Passé ces inepties scientifiques et les incohérences du scénario, on peut, comme moi, trouver du plaisir à regarder ce drama qui est un très bon condensé des relations humaines, entre avidité et trahison, solitude et amitié, loyauté et amour. Nous sommes à quatre épisodes de la fin, et j’avoue ne plus très bien savoir quel camp supporter. Le robot Namshin ou l’humain Namshin ? Le premier est adorable et fiable, mais ce n’est qu’une machine. Le second est cruel et insécure, mais n’est-ce pas le propre de l’homme ? Nous en sommes à l’épisode 28, et j’ai adoré la fin du dernier épisode, où chacun semble reprendre sa place. Bon allez, j’avoue, je crois que je préfère l’humain. Et j’ai très envie qu’il trouve la rédemption dans les prochains épisodes. Cela dit, quelle que soit la fin, je tire mon chapeau à Seo Kang-Jun, excellent dans les deux rôles. Sa partenaire à l’écran est tout aussi top.

Un aperçu du second trimestre

Alors que certaines séries se terminent, j’ai plus ou moins planifié mes futurs visionnages : je craque déjà pour Thirty but seventeen, et tous les quiproquos comiques qui devraient jalonner cette histoire. Je vais évidemment regarder Life, le nouveau drama de Lee Su-Yeon, la scénariste du génialissime Forest of secrets (et dire qu’il y a une saison 2 planifiée pour 2019 ! J’en pleure de joie depuis que je le sais). J’avais pensé me mettre à Mr Sunshine, mais je ne supporte vraiment plus la manière dont les Coréens règlent leur compte avec les Japonais, donc je pense que je vais renoncer. J’ai regardé le premier épisode de Your Honor, mais j’hésite à continuer. Côté Japon, j’ai prévu de voir Black Pean, qui s’est achevé en juin avec un taux d’audience particulièrement élevé. C’est assez rare pour éveiller ma curiosité.

A bientôt pour un prochain bilan !

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