Je me rends compte que cela fait presque un an que je n’ai pas écrit sur la langue coréenne. Le temps passe vite… En fait, j’ai cessé de prendre des cours à l’Institut Sejong de Paris en janvier 2017, et depuis, j’ai certes un peu étudié, mais en dilettante. J’ai regardé beaucoup de séries, j’ai pris des notes, j’ai ouvert sporadiquement mes manuels. J’ai souvent pensé reprendre, mais autrement. Et je me suis surtout posé la question : comment apprendre efficacement le coréen ?

Si vous lisez cet article, c’est qu’a priori, vous avez un intérêt pour la langue coréenne. Je n’ai pas la prétention de vous donner une méthode miracle. Mais au vu de ma propre expérience, j’ai pensé que je pouvais peut-être donner quelques pistes à ceux qui débutent et inciter les autres à penser leur apprentissage de manière plus globale. Apprendre à l’âge adulte n’est pas intuitif. Il y a même des cours pour apprendre à apprendre ! Pour éviter de s’éparpiller, posons-nous les bonnes questions et envisageons une stratégie efficace d’apprentissage du coréen.

Tout d’abord, le coréen est-il difficile ?

A priori, NON. J’aimerais démystifier la croyance selon laquelle le coréen est l’une des langues les plus difficiles au monde. Pas plus que le français. Essayez de vous mettre à la place d’un Coréen qui apprend notre langue : en quoi serait-ce plus facile pour lui et plus difficile pour nous ? Ce qui est vrai en revanche, c’est que c’est un monde langagier totalement différent du nôtre, et qu’il va falloir faire travailler ses neurones. Mais il n’y a rien d’insurmontable non plus. Tout est question de méthode et d’acceptation.

Ne vous posez pas mille et une questions, ne cherchez pas à tout comprendre. Acceptez cette langue comme elle est. Tout d’abord, acceptez que l’ordre de la phrase soit de type « sujet-complément-verbe ». Ce n’est pas compliqué en soi. Ce qui est difficile, en revanche, c’est la gymnastique que devra faire votre cerveau pour effectuer cette inversion. La gymnastique, au début, ça fait mal. Mais à force de faire les mêmes mouvements, la douleur disparaît. C’est pareil pour votre cerveau. Il finira par s’habituer. Laissez-lui juste le temps d’y arriver et ne soyez pas trop durs envers vous-mêmes.

Acceptez qu’il y ait des particules, même si ça vous semble un casse-tête. Quand on y réfléchit, elles ont leur utilité puisqu’elles indiquent la position d’un mot dans une phrase. Ce mot-ci est le sujet, ce mot-là est un complément d’objet, etc. C’est vrai qu’elles sont parfois retorses, quand par exemple le sujet devient « i » ou « ga » selon que le mot qui précède se termine par une consonne ou une voyelle. Ou que le « e » indiquant la localisation devienne « eseo » devant un verbe d’action. La solution ? N’apprenez pas des listes de mots, essayez toujours d’apprendre des phrases entières, qui comprennent au moins un mot, une particule et un verbe. Faites court.

음악을 듣고 있어요 J’écoute de la musique.
친구를 공원에서 만날 거예요 Je vais rencontrer un ami au parc.

D’une manière générale, plutôt que d’utiliser des applis de type Memrise ou Anki pour tenter d’ingurgiter des listes de mots, utilisez-les pour apprendre des phrases. Pensez à ajouter une image, car cela aide à la mémorisation. Un autre moyen très efficace pour retenir rapidement du vocabulaire courant : les post-it. Collez des post-it partout chez vous, et en moins de 48 heures, sans même y réfléchir, vous saurez nommer la table, les toilettes, l’aspirateur et plein d’autres choses encore ! Je vous le garantis, ça marche. Parce qu’en reliant un mot à son objet, vous lui donnez du sens.

1. Apprenez d’abord le hangeul

hangeul écriture coréenne manuscrite

Dois-je vraiment en passer là ? C’est la question que beaucoup se posent. Et les raisons sont sûrement bonnes de ne pas vouloir apprendre le hangeul. Alors oui, vous pouvez vous passer du système d’écriture coréen si vous n’envisagez d’apprendre que des expressions basiques. Mais si vous voulez vraiment parler cette langue, vous ne pourrez pas faire l’impasse sur l’écrit. De plus, il vous faudra passer par des ressources écrites pour progresser dans votre apprentissage.

Une autre raison, et non des moindres, est que seul le hangeul vous permettra de bien prononcer les mots du coréen. Prenons le mot suivant : Hahoe. C’est le nom de cet authentique village traditionnel que l’UNESCO a placé sur sa liste du patrimoine mondial. Pendant longtemps, j’ai prononcé ce mot : Ha-ho-é, pensant qu’il s’écrivait avec deux syllabes et une voyelle. Mais si j’avais su le lire en hangeul, j’aurais compris qu’il s’écrivait en fait à l’aide de deux syllabes, « ha » et « hoe ». Et « hoe » se prononçant « hwé », cela donne « Ha-hwé ». Non pas que cela soit gravissime, mais cette simple anecdote est représentative de l’importance du hangeul. Des erreurs de prononciation peuvent être sources d’incompréhension, croyez-en mon expérience !

Dans le même ordre d’idée, sachez qu’il existe au moins sept façons de transcrire le coréen en lettres romanes : la romanisation révisée du coréen (officielle depuis 1984), les systèmes McCune-Reischauer, Lukoff, ALA-LC, Yale etc. Essayez de lire la phrase suivante. Elle veut dire : « Où puis-je prendre un taxi ? ».

Taeksi eodieseo tayo ?

Avez-vous réussi ? Êtes-vous sûr(e) de la prononciation ? Maintenant essayez celle-ci :

T’aekshi ŏdiesŏ t’ayo ?

Aïe. C’est la même phrase, mais c’est écrit différemment… Du coup, ça se prononce comment ? Pour en être sûr, vous allez devoir apprendre plusieurs choses : la prononciation du coréen, mais également la manière dont se lit la transcription utilisée ! Sachant que l’on trouve des ressources utilisant indifféremment la romanisation révisée et le système McCune-Reischauer, vous en êtes quittes pour au moins apprendre les deux. Etcomme, de toute façon, il y a de fortes chances pour que vous finissiez par apprendre aussi le hangeul, vous en aurez appris trois. Quel temps perdu ! Pourquoi ne pas simplement mémoriser le hangeul dès le début ? Il est possible de l’apprendre en quelques jours seulement, deux ou trois semaines au plus. Il n’y a que 14 consonnes et 10 voyelles de base, et les 5 consonnes doubles et 11 voyelles composées qui le complètent sont faciles à retenir une fois que l’on connaît bien les premières.

Tableaux de transcription comparés du coréen. Une ligne vaut mieux que cinq ! @Wikipedia

Pour commencer, je vous invite à regarder cette vidéo très complète de 90 minutes de Go! Billy Korean . Elle est en anglais, c’est embêtant, je vous l’accorde, mais son approche est excellente. Une fois que vous aurez compris comment fonctionne le hangeul, je vous invite à vous exercer tous les jours au moins trente minutes. Pour ce faire, les flashcards sont utiles en tant que moyen efficace de reconnaissance. Combinez-les avec des exercices écrits pour joindre le geste à la parole. Recopiez n’importe quels mots, nul besoin de les connaître à l’avance. Recopiez chaque syllabe et prononcez-la en même temps. La clé ? De la concentration et de l’attention. Soyez à 100 % à ce que vous faites pendant que vous les faites.

2. Soyez motivé

Ou plutôt, ne commencez rien si vous n’êtes pas suffisamment motivé. Parce que le coréen est une langue qui demande du temps et de l’abnégation. Non, vous ne serez pas bilingues en deux ans, à moins de vivre sur place et de le pratiquer au quotidien. Et même ainsi, vous serez loin d’en avoir fait le tour ! Vous vous rendrez compte très vite qu’apprendre une langue étrangère, c’est comme faire un long, un très long voyage qui n’a pas de fin. On ne finit jamais d’apprendre. Que ce soit sa propre langue et, a fortiori, une langue étrangère. Donc soyez motivé, mais n’ayez pas trop d’attentes non plus. Vous risqueriez d’abandonner en cours de route, ce serait dommage. Lancez-vous des petits défis, s’il le faut, mais ne placez pas la barre trop haut non plus.

Moi, j’ai bien aimé me confronter au TOPIK, le test de compétence en langue coréenne qui vous donne une certification de niveau. C’était un peu ma carotte. Je me suis rendu compte que ce défi me permettait vraiment de progresser, et d’ailleurs, j’ai obtenu assez vite le niveau I.2 (ancienne formule). Mais le TOPIK n’était pas ma motivation première, et lorsque j’ai perdue celle-ci, ce qui devait arriver arriva : j’ai arrêté de prendre des cours de coréen.

Donc je me répète, soyez sûrs de ce qui vous motive, et n’abandonnez pas malgré les difficultés. Le voyage est long, parfois fastidieux, souvent décourageant, mais gardez le cap. Vous réussirez à passer doucement, mais sûrement, toutes les étapes.

3. Ne vous comparez à personne

Prenez votre temps! Le sommet est à la portée de tous avec un peu d’effort et beaucoup de motivation.

Et quand je dis cela, je veux dire deux choses.

Tout d’abord, cessez de croire aux méthodes miracles qui vous font miroiter un pseudo bilinguisme en quelques semaines, c’est tout bonnement impossible pour le coréen. Peut-être existe-il sur Terre quelques personnes aux capacités intellectuelles surhumaines, mais vous, a priori, vous êtes une personne tout ce qu’il y a de plus normal. Donnez-vous deux ans pour assimiler le niveau débutant, parce que c’est ce qu’il faut en moyenne à la grande majorité d’entre nous.

Ensuite, ayez l’esprit critique : quand certaines de vos connaissances vous affirment être devenus bilingues en six mois et vous épatent à coup de tournures originales débitées à la vitesse de l’éclair, ne prenez pas tout pour argent comptant. Comme a priori, vous n’avez pas leur « niveau », il vous sera difficile de les contredire. Et ça ne sert à rien de demander confirmation à un Coréen, il vous répondra toujours que telle ou telle personne parle super bien, même si c’est loin d’être le cas. Pourquoi ? Parce qu’un Coréen sera toujours épaté par quelqu’un qui sait dire ne serait-ce que kamsahamnida, et parce qu’un Coréen, c’est quelqu’un de poli par essence. Alors oui, votre ami(e) ou votre connaissance se débrouille peut-être bien pour les petites phrases du quotidien, mais demandez-lui de vous traduire une conférence TED (sebashi en coréen) et là, tout de suite, ça devient plus compliqué… Donc, ne surestimez pas le niveau des autres, et ne vous laissez pas non plus impressionner. Ceux qui parlent bien le coréen aujourd’hui, ce sont ceux qui ont travaillé dur pour y arriver. Vous pouvez y arriver.

4. Commencez par le commencement

Apprenons le coréen !

N’écartez pas d’emblée les méthodes dites « traditionnelles », sous prétexte d’innovation. En effet, vous ne pourrez pas vous passer au début de ce qu’on appelle un curriculum, c’est-à-dire d’une progression et un contenu structurés, où chaque nouvelle notion abordée tient compte de vos apprentissages antérieurs. Avec un curriculum, on vous donne la marche à suivre. Chaque jour, vous avez quelque chose à faire, vous êtes accompagné (que ce soit par un prof ou seul, avec une méthode). Vous gagnez un temps fou, car le matériel est déjà là, vous n’avez pas besoin de le chercher par vous-même.

Quelles sont les bonnes méthodes alors ? Difficile à dire, chacun est réceptif à sa manière. Ce qui marchera pour l’un ne fonctionnera pas forcément pour l’autre. Pour commencer, j’aurais tendance à conseiller de choisir en priorité une méthode française, ce qui évite à votre cerveau de faire le double effort de passer par une langue étrangère pour en apprendre une autre, mais les ressources en français sont rares. Je citerai toutefois « Apprenons le coréen » et « Cours de coréen ». Après, vous pouvez aussi choisir des méthodes en ligne, j’en ai déjà parlé dans un article précédent. Elles ont l’avantage d’être un peu plus dynamiques, soit parce qu’il y a des podcasts comme avec Talk to me in korean, soit parce qu’elles utilisent des ressources audiovisuelles et pas seulement audio.

Si l’anglais ne vous fait pas peur, on trouve aussi sur le net des manuels entièrement gratuits, au format pdf. Je pense par exemple au premier volume de Korean from Zero ou encore aux deux manuels My Korean 1 & 2. Il n’est pas non plus nécessaire d’acheter un dictionnaire papier. Celui de Naver est largement suffisant. Si toutefois vous voulez un dictionnaire thématique, je vous recommande Essential Korean Vocabulary (je vous donne tous les liens en fin d’article).

Une seule règle, fondamentale : soyez régulier. Il est désormais bien établi qu’étudier 30 min par jour vaut mieux qu’étudier une fois 2h par semaine. Et que la répétition est la seule façon d’intégrer vos connaissances dans votre mémoire à long terme. Commencez donc toujours par une courte révision de ce que vous avez vu la veille avant d’entamer la suite.

5. Puis décidez de votre objectif

Cover of Situational dialogues in Korean

Les bases d’une langue à acquérir sont les mêmes pour tous et je vous conseille vivement de suivre une méthode « classique » dans un premier temps. Ensuite, il s’agit d’être efficace et de poursuivre en fonction de l’usage que vous comptez faire du coréen. Cela vous permettra de choisir les meilleures ressources en fonction de cet usage et de vous concentrer sur celles-ci uniquement. Pensez stratégiquement.

Vous envisagez un voyage dans le pays et vous voudriez pouvoir commander un repas ou discuter du chemin avec le chauffeur de taxi ? Peut-être que des dialogues en situation seront une bonne méthode. La toute récente série vidéo Situational Korean Quiz de Talk to me in Korean est parfaite pour apprendre en s’amusant. En deux minutes, vous retiendrez des phrases courtes adaptées à différentes situations de la vie quotidienne : commander un café, demander votre chemin, arriver chez quelqu’un, etc. Si vous voulez aller plus loin, je vous recommande l’ebook Situational dialogues in Korean, toujours chez TTMIK. Pour chaque situation, vous avez quatre dialogues différents. De quoi aborder avec confiance toutes les situations de la vie quotidienne.

Vous avez du business à faire en Corée ? Vous n’envisagez peut-être pas de le faire en coréen, mais vous voudriez pouvoir échanger quelques paroles avec votre interlocuteur pour montrer votre bonne volonté ? Concentrez-vous sur les formules de politesse et les codes sociaux en usage dans le monde du travail. Si vous voulez aller plus loin, il existe des manuels spécifiques, comme Business Korean ou Language Korean for a Good Job. Ils peuvent être commandés via la librairie en ligne TwoChois.

Vous voulez lire un roman en coréen ou assister à une représentation de pansori ? Un apprentissage plus soutenu devrait vous convenir, avec une place importante à accorder à la grammaire et au vocabulaire. Pourquoi ne pas acheter un roman en coréen et sa traduction en français et étudier les deux simultanément ? Il vous faudra beaucoup de rigueur et de patience. Si vous êtes encore étudiant, envisagez d’étudier dans un établissement d’enseignement supérieur.

Dans tous les cas, sans objectif, pas de méthodologie. Et sans méthode, pas de résultats. Ne vous éparpillez pas, concentrez-vous sur votre objectif et avancez.

6. Intégrez vos acquis dans un système d’apprentissage plus large

Réutilisez les phrases apprises en parlant avec des gens, même si vous n’êtes pas très à l’aise. Personne ne vous jugera.

Quand vous vous sentirez suffisamment armés, en grammaire et en vocabulaire, variez les plaisirs en explorant d’autres méthodes : lisez des livres bilingues pour la jeunesse par exemple (vous en trouverez aux éditions L’harmattan ou LingAsia), des contes, des manhwa. Écoutez activement de la musique, regardez une série ou un film, avec les sous-titres, puis sans les sous-titres. Réutilisez les phrases apprises en parlant avec des gens. Écrivez quelques lignes dans un journal tous les jours. L’idée est d’équilibrer les quatre piliers qui sont : écrire, parler, lire et écouter.

Quand on apprend une langue étrangère, on a tendance à n’étudier que ce qui nous apporte de la satisfaction et du plaisir. On est bon à l’écrit, alors on néglige l’oral. Ou inversement. Parce que l’on a besoin de récompenses. Mais il est très important de s’obliger à travailler le ou les aspects qui posent problème. De même, il ne faut pas uniquement s’exposer à la langue (ce qu’on appelle « input »), il faut également produire (« output »). Donc écoutez, immergez-vous au maximum dans le coréen, mais n’oubliez pas aussi d’écrire, de parler, de manière à tester des choses et à développer des automatismes.

7. Utilisez des techniques d’apprentissage avancées

Vous connaissez le Shadowing ? Pour faire simple, c’est une méthode qui consiste à répéter ce que vous entendez, au moment où vous l’entendez. En s’exerçant jour après jour, en imitant le phrasé et l’intonation du locuteur, on finit par gagner en fluidité et en naturel, l’idée étant d’arriver à répéter de manière quasi simultanée. Ce n’est pas évident du tout ! Mais grâce à cette technique, on améliore franchement sa prononciation, et dans le cas du coréen, c’est un plus, car la prononciation n’est pas aisée !

Dans le même ordre d’idées, vous avez le Repetitive listening. Jeremy, du site Motivate Korean, en a fait son motto. Là encore, il faut être très motivé. Il faut prendre un extrait parlé, de 5 à 20 minutes maximum, et l’écouter 10, 50 voire 200 fois, jusqu’à ce que tout vous apparaisse clair et limpide. Cela paraît simple, mais c’est loin d’être le cas. Car il ne faut pas utiliser le support écrit, il faut deviner seul les mots et le sens. Et écouter sans arrêt le même extrait peut devenir terriblement lassant. Il faut l’intégrer dans une routine journalière, pendant des jours, voire des semaines. Si l’on en croit Jeremy, les progrès sont impressionnants. Si vous voulez en savoir plus, regardez cette vidéo justement intitulée How to Use Repetitive Listening to Rapidly Improve Your Korean Listening Comprehension

J’ai moi-même essayé ces deux techniques. Je n’ai pas assez pratiqué la première pour vous faire un retour, mais je suis plutôt convaincue par la seconde. J’ai cherché en ligne un podcast en coréen et j’en ai trouvé un qui me convient. Il s’agit d’un podcast à destination d’apprenants japonais, réalisé par un institut de langue coréenne à Tôkyô, Hangyosil.

Je vous en parle parce que, mis à part le titre qui est en japonais, tout le podcast est en coréen (mais je triche un peu, car il y une transcription en hangeul). Il peut convenir à tout apprenant de niveau intermédiaire. Je l’apprécie parce qu’il y a déjà plus de 220 épisodes, d’une durée de 3 minutes environ. Il est régulièrement mis à jour et le contenu est varié (bien que centré sur la Corée et le Japon). Le phrasé n’est pas trop rapide et la difficulté est juste suffisante pour me motiver sans me décourager. Je ne comprends en général pas plus de 20 % de ce qui est dit. Mais le Repetitive listening « à la Jeremy » fonctionne vraiment. A force d’écouter toujours le même épisode, je perçois de mieux en mieux les mots. J’ai même réussi à retenir quelques expressions. Et cela, sans effort apparent. Alors essayez, et vous m’en direz des nouvelles.

8. Mettez à profit Youtube

@Talk to me in Korean

Selon moi, YouTube est une très bonne ressource, mais pour être efficace, il va falloir apprendre à faire le tri. Non pas que les vidéos ne soient pas de qualité, mais il y en a tout simplement trop, et elles ne servent peut-être pas votre objectif. Pire, elles vous en détournent même sûrement. En regardant ces vidéos fort sympathiques, c’est autant de temps que vous ne passez pas à apprendre vraiment le coréen ! Je ne dis pas qu’il faille tout exclure, mais restez concentré sur l’objectif.

Par exemple, j’apprécie énormément Talk to me in Korean. Ces derniers temps, ils ont proposé cinq vidéos par semaine, ce qui représente en moyenne 35 min de visionnage. C’est peu, me direz-vous, mais ai-je besoin de toutes ces vidéos pour faire progresser mon niveau actuel ? Les Situational Korean Quiz sont trop faciles pour moi, je n’arrive pas à suivre leur cours « Intermédiaire avancé » (trop difficile pour le coup), je ne vois pas l’intérêt d’apprendre les hanja (caractères chinois) et les Korean Q&A de Hyeonwoo ne concernent pas forcément une de mes problématiques du moment (ce qui ne m’empêchera pas d’y revenir un jour). Bref, je me rends compte qu’il n’y a au final que le Korean Dictation test qui me soit utile, puisque j’ai des difficultés à l’écrit et qu’il faut que je travaille cet aspect (voir point 6). Soit 8 minutes au lieu de 35. Et bien, je pense sincèrement qu’il vaut mieux utiliser efficacement ces 8 minutes que de tout visionner et « d’encombrer » mon esprit par un trop-plein d’informations. Dans tous les cas, privilégiez les vidéos avec sous-titres et travaillez-les vraiment.

Mes ressources pour apprendre efficacement le coréen

Je vous donne ici la liste des principales ressources que je recommande. Elle est loin d’être complète, mais comme je l’ai dit plus haut, essayez de ne pas trop vous éparpiller, ce serait contre-productif. Choisissez une méthode pour chacun des quatre piliers (écrire, parler, lire et écouter) et essayez d’aller jusqu’au bout avant d’en entamer une autre.

Manuels

Apprenons le coréen ! 2 volumes : Niveau débutant A1-A2 et Niveau débutant A2-B1 (+ cahiers d’exercices)
Cours de coréen
My Korean 1 & 2
Korean from Zero

Grammaire

Korean grammar in use. 3 volumes : Beginning to early intermediate, Intermediate, Advanced
Korean : a comprehensive grammar

Vocabulaire

Essential Korean Vocabulary

Ouvrages bilingues

La culture coréenne en 100 mots

Manhwa éducatif

Dana eui hanguk senghwal ilgi : Diary of Dana in Korea

Sites web

How to study Korean
Talk to me in Korean
Topik Guide
Naver dictionary

Chaînes YouTube

Talk to me in Korean Très (trop?) riche en contenu. Les leçons de niveau intermédiaire proposent des sous-titres en coréen.

Learn Korean with GO ! Billy Korean Des conseils de bon sens pour apprendre efficacement le coréen.

Mélodie 멜로디 Mélodie est une jeune youtubeuse coréenne, qui a commencé sa chaîne il y a six mois. Je la recommande pour deux raisons : elle parle français et surtout, depuis peu, elle insert des sous-titres en coréen, ce qui est idéal pour utiliser ses vidéos comme support d’apprentissage. J’espère qu’elle pourra continuer longtemps ainsi.

션 파블로 Sean Pablo Cet américain parle couramment le coréen et toutes ces vidéos sont sous-titrées. Il propose une manière amusante d’étudier la langue grâce à ses innombrables interviews à travers le pays.

Applications

Hello Talk Pour demander à des Coréens natifs de corriger vos écrits et apprendre à communiquer de manière plus naturelle.
Naver dictionary (Iphone ou Android)

***

Voilà, c’est à peu près tout ! J’aurais encore beaucoup de choses à dire, comme l’intérêt de faire des échanges linguistiques par exemple. Bref, n’hésitez pas à commenter si vous avez d’autres conseils pour apprendre efficacement le coréen. Et à tous ceux qui veulent se lancer, fighting !

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